Depuis des cafés d’enfance jusqu’aux plateaux et aux fils d’actualit,
un mot s’impose, se répand, s’abîme. Prononcé sur les plateaux crié sur les fi ls d’actualité, il déclenche la tension plus qu’il n’éclaire le propos. En observateur attentif, l’auteur a vu ce glissement : un terme jadis chargé d’une histoire complexe réduit à une étiquette jetable, parfois brandie par habitude, parfois par ignorance. Plutôt que de céder à l’indignation stérile, il entreprend une remise en ordre lucide , revenir aux racines, sonder l’étymologie, suivre les détours sémantiques qui ont vidé le mot de sa force critique. Son but n’est pas la polémique, mais la précision : restituer au langage sa capacité à penser, à nuancer, à unir plutôt qu’à séparer. Ce livre propose une lecture exigeante et accessible, où l’histoire rencontre la philosophie et la lexicologie. Il invite le lecteur à retrouver le goût du mot bien posé, à refuser les amalgames faciles et à repenser, avec courage et clarté, la manière dont nous parlons de ce qui fait notre commune humanité. Un essai nécessaire pour qui croit que le respect des mots est la première condition du respect des hommes.main face aux grands défis de demain. RESUME: Un mot, longtemps porteur d’une histoire et d’une pensée complexes, s’est peu à peu vidé de son sens à force d’être brandi sur les plateaux et les réseaux. L’auteur, observateur attentif de cette dérive, refuse la simple indignation pour mener une enquête précise sur ses origines, ses détournements et ses usages contemporains. Croisant histoire, philosophie et lexicologie, il restitue au langage sa puissance critique et sa capacité à nuancer. Cet essai, à la fois exigeant et accessible, invite à réfl échir à la manière dont les mots façonnent notre rapport au monde et aux autres. Redonner au mot sa justesse, c’est, rappelle l’auteur, renouer avec le respect du langage , première condition du respect des hommes. Résumé Cet essai de Ruguey Bitoulou propose une révision lexicologique rigoureuse du terme « racisme », affirmant que l'appauvrissement du langage dénature les débats de société. L'auteur soutient que l'utilisation galvaudée de ce mot engendre une confusion idéologique et une déconnexion de son sens étymologique originel. À travers des récits personnels et des analyses de figures intellectuelles, le texte dénonce une « novlangue » qui alimente les tensions plutôt que de les résoudre. La source plaide pour une approche philosophique capable de restaurer la clarté sémantique et de reconnaître l'unité de l'espèce humaine au-delà des pigments. Enfin, l'ouvrage souligne l'importance de l'humour et de l'autodérision comme remèdes essentiels contre le repli identitaire et la censure sociale.

